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MANGA et ANIME vus par  des passionnés

Blog de critiques et news sur les Manga, Manhwa, Manhua, Japanime et plus encore !

City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.

« Kyô kara City Hunter » ( traduction : A partir d'aujourd'hui City Hunter) est le titre japonais de « City Hunter Rebirth ». Prépublié dans le magazine Comic Zenon des éditions Tokuma Shoten, ce seinen est toujours en cours et compte déjà 5 volumes. En France, les éditions Kioon ont déjà publié les 4 premiers tomes, et le cinquième arrive ce 5 mars 2020.
City Hunter Rebirth est un spin-off de la célèbre saga City Hunter créée par Tsukasa Hôjô en 1986. Mais ici, ce dernier n'officie en tant que scénariste et laisse le dessin à Sokura Nishiki.

Ce nouveau mangaka a débuté dans le magazine Afternoon de Kôdansha avec le titre « Samurai Chichi » (Papa Samouraï), puis dessine « Robokon ! » en 2003 chez un autre éditeur.

City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.

Synopsis :

 Kaori est une inconditionnelle de City Hunter. Son fantasme est de vivre de grandes aventures aux côtés de son idole, Ryo Saeba. Mais, célibataire à 40 ans et prisonnière d'un boulot ennuyeux, elle commence à perdre ses illusions de jeunesse...

Son quotidien morne bascule le jour où, percutée par un train à pleine vitesse, elle se réveilles dans la peau d'une lycéenne dans le Shinjuku des années 80 ! Désorientée et à bout de nerfs, elle tente le tout pour le tout et trace le fameux XYZ sur le panneau de la gare..

City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.
City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.

Critique : 

C'est une sorte d'isekai où le personnage principal tombe dans l'univers d'un manga au lieu d'un monde fantastique. Kaori, renommée Saori pour ne pas être confondue avec Kaori Makimura, connaît donc tous les événements qui vont se produire dans l'histoire. Quelques unes de ses gaffes vont en changer le déroulement. De plus, sa présence permet un peu de suivre Kaori Makimura dans son quotidien, plutôt que d'être aux côtés de Ryo Saeba. Donc, certaines scènes n'ont pas à être copiées comme dans le manga original.
Malgré tout, les changements paraissent quand même minimes et on suit quasi la même histoire. Ce n'est qu'à partir du tome 4 que l'histoire se détache avec une intrigue inédite. C'est tout de même dommage d'avoir à acheter 3 tomes pour pas grand chose, surtout si ce n'est pas pour avoir une qualité de dessin au même niveau qu'un Angel Heart.

City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.
City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.

Le Graphisme :

 Il n'est pas à douter que le style de Tsukasa Hôjô est très abouti aujourd'hui et cela depuis Angel Heart, même si dès la dernière moitié du manga City Hunter, le dessin était déjà d'une incroyable qualité. Mais qu'en est-il du dessin de Sokura Nishiki ? Il y a malheureusement une très grosse déception en lisant le premier tome. Il y a des inégalités de maîtrise en fonction des cases. Plus les personnages sont petits et moins le trait est correct. On a le plus souvent comme un sentiment de copie sur certaines cases quand on compare avec les tomes de City Hunter. Le style de Sokura Nishiki est d'autant moins bien maîtrisé quand il décide de faire des changements de plan par rapport à l'original. Des fois, il copie à moitié un personnage mais change juste la position d'un bras ou d'une jambe. Ceci dit, quand il copie exactement les mêmes cases que le manga original, on voit de l'amélioration, les traits pouvant être plus fins, surtout dans le tome 2. Peut-être parce qu'il dessine directement en numérique ?
Enfin, quand il invente de nouveaux personnages, comme dans le tome 4, on ne retrouve pas une totale homogénéité avec les personnages de Tsukasa Hôjô. Les cheveux par exemple ne sont pas travaillés de la même manière.
Les décors ont été repris pour Rebirth. Mais les personnages n'ont plus les mêmes proportions, ils paraissent plus petits. Et quand il y a un plan qui demande à refaire le décor, il y a des erreurs, par exemple une table du café Cats Eye.
Il est étrange qu'à partir du tome 3, le personnage principal ne soit plus représenté sur les couvertures, laissant juste l'honneur aux deux héros de la première série City Hunter. Une tentative pour ne plus montrer les différences de styles entre Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki ?

City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.
City Hunter Rebirth, par Tsukasa Hôjô et Sokura Nishiki.

En bref, il aurait peut-être été préférable que l'histoire fasse suite à la fin de City Hunter, parce que les gags sur les connaissances de Saori au sujet de futurs événements risquent fort d'être lassants. Heureusement, on ne reprend pas toute l'histoire de bout en bout.
Saori va-t-elle rester coincée dans le manga pour toujours ? Va-t-il y avoir une sorte de lien entre City Hunter et Angel Heart ? Ou va-t-on apprendre que tout cela n'est qu'un rêve car l'héroïne est dans le coma suite à son accident comme dans le one-shot « Rêve d'été », publié dans le recueil «  Le Temps des Cerisiers » ?
C'est un manga pour les curieux ou les fans de Tsukasa Hôjô qui veulent connaître des secrets non encore révélés par le maître. Mais si on a envie de renouveau, on peut facilement faire l'impasse sur les 3 premiers tomes.


Signé : Sibychan

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