Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MANGA et ANIME vus par  des passionnés

Blog de critiques et news sur les Manga, Manhwa, Manhua, Japanime et plus encore !

Switch Love par Akane Ogura

Prépublié dans le magazine Lala Dx de l'éditeur Hakusensha, « Kanojo ni naru Hi » (Le jour où je suis/il est devenu une femme) est publié en France sous le titre « Switch Love » chez Delcourt/Tonkam. Ce shôjo, conseillé pour les plus de 12 ans, se termine en 4 volumes, le dernier tome est paru il y a à peine un mois. Akane Ogura, la mangaka, n'a pas encore de plus longues séries à son actif. Voici la liste de ses œuvres :

2005 : Mademoiselle Butterfly (2 tomes)

2007 : Zettai Heiwa Daisakusen ( 4 tomes)

2012 : Ao no Rhapsodia ( 1 tome)

2013 : Eikyuu Shôjo (1 chapitre)

2013 : Switch Love (4 tomes)

2013 : Kanojo ni naru Hi (switch Love) – Another (4 tome)

2017 : Sanity:Zero (1 tome)

Switch Love par Akane Ogura

Synopsis : 

Dans un monde où le sexe est déterminé par la démographie, Miyoshi et Mamiya sont rivaux et en compétition pour tout et rien.

 Mais un jour, après un malaise, Mamiya revient avec de belles courbes féminines et les cheveux longs. Miyoshi est troublé. Que va devenir leur relation sachant que Miyoshi a peur des femmes et que Mamiya est devenu une magnifique jeune fille ?

KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky
KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky

KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky

Critique : 

Le thème de ce manga est le Gender-Bender, ou changement de sexe. Si dans d'anciens titre, le changement était temporaire et permettait surtout un effet comique, là, il est définitif. Le fait que ce changement, appelé ici « émergence », soit naturel et non chirurgical, enlève quelques problématiques liées aux transexuels de notre réalité. De plus, cette émergence n'est pas du tout voulue par la personne concernée. Donc le premier problème relevé est l'acceptation de ce changement par cette dernière. Malgré tout, même si c'est un phénomène naturel, le regard des autres est le même que pour les transexuels. Bien sûr, il y a beaucoup plus de monde qui accepte les émergentes que ceux qui en sont dégoûtés. Le challenge est donc de faire changer d'avis ceux-ci.
Mamiya, dans un premier abord, pense accepter sans problème son émergence, mais son traumatisme lié au départ de sa mère va lui mettre des bâtons dans les roues. Son assurance de départ s’effrite quelque peu. Quant à Miyoshi, il devra lui-aussi faire son introspection et se décider sur ses sentiments. Les deux personnages sont donc très attachants.

Si le thème du manga est plutôt sérieux, la mangaka n'oublie pas de ponctuer son récit par des gags. Cela rend l'histoire un peu plus légère.

Chaque tome se penche sur une étape de la vie d'un couple, et dès le tome 2, on suit les deux héros dans leur vie adulte. En fait, il n'y a pas de Cliffhanger à la fin de chaque tome. Ce qui fait qu'on peut aisément s'arrêter à n'importe quel moment. Ceci dit, avec seulement 4 tomes, ce serait dommage de ne pas lire jusqu'à la fin, car il y a des événements intéressants qui arrivent et qui ne concernent pas qu'une banale histoire d'amour.

KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky
KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky

KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky

Le Graphisme : 

Contrairement à d'autres shôjo et même aux précédentes œuvres de la dessinatrice, le style graphique de Switch Love est simple et sans fioritures. On pourrait même penser que le titre est un seinen. Les visages ainsi que les nez sont allongés et pointus, et les iris des yeux sont loin d'être grands et détaillés. Le profil des personnages est très simpliste, les courbes des lèvres n'étant pas dessinées la majeur partie du temps. Cela ne veut pas dire qu'on ne ressent pas les émotions des personnages qui sont très profonds. Le dessin colle très bien au thème du manga. On se focalise ainsi beaucoup mieux sur les questions et les actes des personnages. Cela peut réconcilier les jeunes femmes allergiques au style gnan-gnan avec le shôjo. Et qui sait, si ce manga peut aussi plaire aux genre masculin, du moins, les lecteurs qui ont une vision mature

KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky
KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky

KANOJO NI NARU HI ©Akane Ogura 2013/ HAKUSENSHA, INC., Toky

En bref, c'est un shôjo manga très agréable à lire qui peut permettre de réfléchir sur les questions de société comme le genre et la sexualité. Bien sûr, on peut encore aller plus loin dans la réflexion (4 tomes c'est quand même peu) et c'est sans doute pourquoi la mangaka a écrit « Kanojo ni naru Hi - Another ». C'est une histoire qui se déroule dans le même monde, mais à peu près 5 ans plus tard, puisque la sœur de Mamiya y apparaît. On suit l'émergence d'un de ses camarades de classe. L'homosexualité semble vouloir être abordée. Donc, à voir si l'éditeur français voudra éditer cette suite.

 

Signé : Sibychan

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article