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MANGA et ANIME vus par  des passionnés

Blog de critiques et news sur les Manga, Manhwa, Manhua, Japanime et plus encore !

« Candy, Candice White l'orpheline » de Keiko Nagita

Shosetsu Candy Candy Final Story © 2010 Keiko Nagita / BCF-Tokyo

Shosetsu Candy Candy Final Story © 2010 Keiko Nagita / BCF-Tokyo

Le 18 septembre 1978, les téléspectateurs français découvraient les aventures de l'orpheline Candy dans l'émission Récré A2 sur la deuxième chaîne hertzienne, Antenne 2. Ils ont été tenus en haleine durant 115 épisodes .

Candy Candy, de son titre original est l'adaptation animée du manga en 9 volumes de Keiko Nagita au scénario (crédité sous le nom de Kyôko Mizuki pour le manga) et Yumiko Igarashi au dessin (également dessinatrice de Lady Georgie, Anne et la maison aux pignons verts, Mayme Angel, etc).

A cause d'une mésentente entre les deux auteurs, les droits sur les œuvres de Candy sont restés bloqués pendant de nombreuses années, au grand dam des fans. Mais peut-être que la situation pourrait s'améliorer bientôt.
En effet, depuis le 13 mars de cette année, le premier tome du roman sur la vie de Candy, écrit par Keiko Nagita, est disponible en librairie, grâce aux éditions Pika.

Couverture du Manga sorti en France

Couverture du Manga sorti en France

Synopsis 

« Un peu d'astuces, d’espiègleries, c'est la vie de Candy » pouvait-on entendre dans le générique français chanté par Dominique Poulain. Malheureusement, sa vie est parsemée d'embûches.
Tout commence alors qu'elle est abandonnée le même jour qu'un autre bébé, nommé Annie, devant la porte de l'orphelinat « La Maison Pony ». Les deux fillettes grandissent ensemble et deviennent inséparables. Candy est un garçon manqué toujours prête à faire des bêtises alors qu'Annie est douce, peureuse et discrète. Vient pourtant le jour de la séparation quand Annie se fait adopter par une riche famille, les Brighton. De chagrin, Candy se réfugie sur sa colline préférée pour pleurer. C'est alors qu'elle rencontre un jeune homme en kilt avec une cornemuse. Mais il disparaît aussi vite qu'il est apparu, ne laissant derrière lui qu'une broche en argent en forme d'aigle. Cette broche restera pour Candy, un porte-bonheur, souvenir de son « Prince des Collines ».

« Candy, Candice White l'orpheline » de Keiko Nagita

Un peu plus loin dans l'histoire :

Les années passent, Candy a treize ans, et personne n'est venu l'adopter. Pourtant, elle sait qu'elle est une trop grosse charge pour la maison Pony. Alors quand la famille Lagan demande une demoiselle de compagnie, Candy n'hésite pas une seconde. C'est le début d'une vie de labeurs car Eliza et Neal, les deux enfants pourris gâtés de la famille, la traitent comme une esclave. Heureusement, Candy rencontre trois garçons de la famille Ardlay (dont la famille Lagan est une branche secondaire) : Archibald (l'élégant), Alistaire (l'inventeur) et surtout Anthony (l'ange aux roses) qui ressemble trait pour trait à son Prince des Collines.

Extraits de Candy poche
Extraits de Candy poche

Extraits de Candy poche

Critique :

Le roman est séparé en 2 parties. Le prologue et le passage entre les 2 parties de l'histoire sont écrits à la première personne. C'est ainsi que Candy elle-même nous livre ses pensées, comme si elle revenait plus de 20 ans en arrière.
Pour les connaisseurs, la première partie correspond aux épisodes 1 à 24 de la série télé, et un peu plus loin de la moitié du volume 2 du manga. La deuxième partie se termine au même point que l'épisode 39 et la fin du volume 4.

En lisant le synopsis,  vous aurez compris que les noms ne sont pas ceux que l'on a connu dans la version française de la série télé. Lagan et Ardlay sonnent plus écossais que Legrand ou André (oui, ces familles sont originaires d’Écosse, d'où le kilt et la cornemuse). Ceci dit, dans la VO de l'anime, le nom de la prestigieuse famille s'écrit plutôt Ardley. Alors, qui a la bonne orthographe ?

« Candy, Candice White l'orpheline » de Keiko Nagita

Le roman est plutôt bien écrit mais on a l'impression que Keiko Nagita condense un peu trop les événements. Il y en a même qui sont intervertis dans le déroulement de l'histoire par rapport au manga. Si certains passages du manga ont été vite raccourcis en quelques phrases, d'autres détails ont été rajoutés, comme les vrais prénoms des deux responsables de la Maison Pony. Personnellement, j'aurais préféré une narration moins rapide quitte à inventer de nouvelles péripéties comme dans l'anime, pour avoir l'histoire de Candy en trois tomes et non seulement deux, car elle peut se décomposer en trois phases importantes : son enfance et ses jours à Lakewood, puis sa vie au Collège Royal Saint-Paul à Londres, et ensuite, ses débuts d'infirmière jusqu'à la fin du manga.


Il semblerait toutefois que l'auteur réserve une grande surprise pour les fans de Candy puisque le roman mentionnera son mariage, alors que le manga s'arrêtait juste à la découverte de la véritable identité du Prince des Collines. C'est une bonne raison pour se précipiter sur le dernier tome du roman qui sortira ce 12 juin.

Tome 2 du roman à paraître le 12 juin 2019

Tome 2 du roman à paraître le 12 juin 2019

En bref, c'est un bon Light Novel qui nous replonge dans nos souvenirs quand on n'a ni l'occasion de pouvoir revoir la série télé (la Toei Animation faisant vraiment la chasse aux vidéos pirates sur le net), ni pu avoir la chance d'acheter la seule version française du manga (je ne saurais plus dire en quelle année, ni quel éditeur).

Il existe même des petits livrets du manga en couleurs : Candy Candy Poche (1982) chez Télé Guide Tour Atlas. Cela permettait d'avoir 2 chapitres, séparés par des mini jeux pour enfants. Bien sûr, la mise en page est discutable car certaines cases ont été remplacées par du texte pour mettre un résumé, et ils rajoutaient du texte de narration partout pour bien faire comprendre la situation aux enfants au cas où l'image n'était pas assez explicite. Et les couleurs sont vraiment moches. D'autres produits dérivés ont été inventés en faisant appel à des illustrateurs moyens dont le style n'est complètement pas maîtrisé, ou du moins, ils avaient leur propre style d'illustration pour enfants mais on leur a demandé de copier (sans succès) le style de Yumiko Igarashi : Livres illustrés avec des histoires différentes dans n'importe quel ordre à l'intérieur, grands livres de jeux, etc.

« Candy, Candice White l'orpheline » de Keiko Nagita
« Candy, Candice White l'orpheline » de Keiko Nagita
« Candy, Candice White l'orpheline » de Keiko Nagita

Il est à espérer que le succès du roman puisse créer à nouveau de l'engouement pour le personnage de Candy et ses amis, car tous les fans de la première heure attendent toujours de pouvoir se procurer au moins la série télé en DVD avec en bonus le remake de 1992, réalisé par la Toei, qui est un film de 28 minutes reprenant le début de l'histoire, où Annie est aussi blonde que Candy.

 

Signé : Sibychan

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