Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
MANGA et ANIME vus par  des passionnés

MANGA et ANIME vus par des passionnés

Blog de critiques et news sur la Japanimation , manga, anime et plus encore.

L'EXPOSITION JIRO ISHIKAWA A BORDEAUX

L'EXPOSITION JIRO ISHIKAWA A BORDEAUX

C'est à la librairie- galerie La mauvaise réputation que vous pourrez admirer l'exposition de France invasion composée de planches originales et de gravures du Mangaka Jirô ishikawa, vous pourrez aussi en profiter pour vous faire dédicacer son one-shot C'est comme ça en vente sur place.

C'est le samedi 27 mai 2017 de 15 à 19H 

Rue des argentiers 

33000 Bordeaux 

Vous pouvez aussi l'acquérir chez certains libraires ou en ligne sur le site de l'éditeur :

Synopsis de C’EST COMME ÇA, publié aux éditions Matière. 

Les neufs récits de ce recueil mettent en scène le monde délirant de Jirô Ishikawa, ce monde où les buildings sont des sexes en érection tendus vers un ciel dans lequel passent des avions-bites ; où femmes, hommes et enfants sont affublés d’une tête en forme de gland ; où, dans les bains publics, les couples enfilent de drôles de perles en de drôles d’endroits ; où les filles au pair délaissent bébé et tâches ménagères pour se livrer entre elles aux actes les plus crus ; où Chinkoman, l’« homme-bite », se sert de son organe démesuré pour tenter maladroitement d’imposer sa loi phallique. Chez Jirô Ishikawa, c’est comme ça : la société grotesque, décrite avec autant d’humour que de noirceur dans ces histoires courtes, est placée sous le signe du phallus-roi, de la pulsion sexuelle, du narcissisme, de l’obsession libidineuse. C’est la société des jouisseurs, des satisfaits névrosés, c’est la société des têtes de noeud. D’un trait élégant capable d’épouser tous les registres, du minimal géométrique au psychédélisme organique en passant par les codes du gekiga, Jirô Ishikawa, mangaka virtuose et paria, décrit ce monde tel qu’il le voit, tel qu’il le rêve ou, plus sûrement, tel qu’il le craint. Presqu’inconnu en son pays, Ishikawa est l’auteur décadent, délirant, déphasé que personne n’osait attendre. Il est là, désormais. C’est comme ça. Il faudra compter avec lui. 
La publication de C’est comme ça s’accompagne d’une exposition de planches et d’illustrations originales de Jirô Ishikawa.


JIRÔ ISHIKAWA 

Né en 1967, Jirô Ishikawa vit et travaille à Tokyo. À l’âge de 14 ans, électrisé par la découverte du magazine d’avant-garde Garo, il décide de devenir mangaka : « Je me suis dit : “Ah bon ? Ça aussi c’est du manga ? On peut publier des choses comme ça ! ? Il est donc possible de négocier une sorte d’existence au sein de la société, de cette façon… » À cette époque, le magazine a presque vingt ans d’existence, il a déjà accompagné les expérimentations des artistes les plus novateurs des années 60 et 70. En 1981, Garo a commencé de s’engager en territoire punk. Ishikawa est fasciné par les planches trash et provocatrices de Takashi Nemoto. Ce dernier prolonge les principes esthétiques heta-uma (« trashy-goody »). Ishikawa s’y engouffre et publie, à 18 ans, son premier manga. À partir de là, il publie régulièrement dans Garo, tout en gagnant sa vie en tant qu’ouvrier, et en répondant à des commandes d’illustrations. Il est sur la voie d’un succès que de soudains problèmes de santé brisent net. Au début des années 90, Ishikawa s’enfonce dans une dépression et des difficultés matérielles dont il ne sortira plus. Son style change à mesure qu’il se désocialise. Ses récits sont de plus en plus abstraits, psychédéliques, morbides. C’en est trop pour le petit monde normatif du manga commercial. Au bord de la rupture et de la clochardisation, Ishikawa concentre son extraordinaire talent dans la fabrication de fascicules autoédités. Il y développe, hors de toute contrainte commerciale, esthétique ou narrative, des récits bruts, volontiers grotesques, empreints de fantaisie, d’autodérision et de drôlerie, tracés d’un trait clair, virtuose et minutieux. On y décèle un pullulement de motifs qui signent ses obsessions : pénis, vagins,poitrines féminines et motifs géométriques sont enchâssés partout dans les personnages, les bâtiments, les objets et les décors… Par bien des aspects, à commencer par sa totale liberté, le travail d’Ishikawa s’apparente à un art brut. Il constitue sans conteste un outsider art : « Ici, on me considère comme le fond du panier. Et même plus bas que ça. Je n’ai aucun talent, c’est ce que je me dis tout le temps. Les gens disent plutôt : bizarre, malsain, dénué de sens, aucune imagination. » De fait, si des expressions telles que « paria », « clochard céleste », « suicidé de la société », « artiste maudit » n’étaient si galvaudées, on les croirait forgées sur mesure pour l’auteur de « Un futur clodo », qui vit et travaille actuellement dans une pièce de deux tatamis d’un lointain quartier de Tokyo.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article