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MANGA et ANIME vus par  des passionnés

Blog de critiques et news sur les Manga, Manhwa, Manhua, Japanime et plus encore !

CHIISAKOBE, VAINQUEUR DU PRIX SÉRIE AU FESTIVAL D'ANGOULÊME 2017

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

Titre VO: Chiisakobé

Manga Seinen terminé en 4 tomes 

Edité chez Lézard noir 

D'après le roman de Shûgoro Yamamoto

Auteur : Minetaro Mochizaki (Dragon head)

Thèmes: Drame, tranche de vie

Synopsis : 

Un jeune charpentier, Shigeji, qui a perdu ses parents et Daitome, l'entreprise de son père dans un incendie, se promet de rebâtir l'entreprise en suivant les mots de son père : "Ce qui est important pour les gens à travers les âges, c'est l'humanité et la force de la volonté." Shigeji embauche Ritsu qui n'a pas d'endroit où aller comme assistant. Quelques enfants d'un orphelinat qui ont perdu leur maison viennent aussi à Daitome.

 

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

DRAME, SIMPLICITÉ ET HUMOUR 

Chiisakobe, c'est un quotidien réaliste dans lequel beaucoup de drames surviennent. Toutes les embûches sont surmontées ensemble comme dans une famille. Pourtant entre Shigeji le fils du charpentier qui voyage en mode baba-cool, Ritsu l'amie d'enfance qui vivote comme hôtesse de bar et les cinq gamins orphelins au caractère plus que difficile, rien n'annonçait d'emblée une vie harmonieuse.

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

DES RESPONSABILITÉS D'ADULTE

Shigeji, qui a fait de hautes études ne se destine pas du tout à reprendre le flambeau de l'entreprise de charpenterie familiale Daitome. Il voyage comme bon lui semble à travers le monde à la recherche de ce qui est beau et ça se trouve forcément ailleurs.

Un incendie survient réduisant Daitome en cendre et tuant ses parents au passage. Il est ainsi bien obligé de se comporter en adulte et c'est Ritsu son amie d'enfance,  elle aussi  orpheline et sans logement, qui va l'aider dans sa tâche. La jeune femme veut absolument prendre en charge les enfants qui vivaient à  l'orphelinat du coin. Leur maison est également partie en fumée dans l'incendie et les cinq gamins se retrouvent sans aucun endroit pour les accueillir.

D'abord réticent, Shigeji finit par accepter de les héberger provisoirement. Au final les enfants vont eux aussi aider Shigeji à mûrir en le mettant face à sa propre immaturité. Très turbulents, ils vont bien sûr causer des soucis dans le voisinage, mais aussi, à leur manière, participer à la "reconstruction" de Shigeji, ils seront le ciment de cette famille composée de pièces rapportées. Ritsu, du haut de ses vingts ans, va donner à chacun, un endroit où il se sent bien en faisant de la maison un refuge.  Avec douceur, elle va "dompter" ces enfants qui n'ont jamais connu l'amour d'une famille. 

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

UNE OEUVRE ACCESSIBLE 

Comparé à Dragon head, La dame de la chambre close ou encore Maiwai, Chiisakobé est résolument l'oeuvre la plus accessible de Mochizuki Minetaro éditée en France. De part sa thématique, son style graphique ou sa construction globale, cette série peut être lue par tout lecteur de bande dessinée même par les "anti-manga". Finit fin 2016, ce récit en quatre volumes, au style très simple et épuré, se lit très vite avec plaisir. Inspiré du roman de Shûgoro Yamamoto, l'auteur a su l'adapter avec justesse et y insufflant sa touche personnelle.

Après lecture, on ressent Chiisakobe comme une histoire profondément humaine, dans laquelle aider les autres équivaut à s'aider soit même au final. Parce qu'en donnant, on reçoit le bonheur. En somme, une très belle leçon qui reste d'actualité, quelque soit l'époque dans laquelle on vit. 

La talent de Minetaro Mochizuki n'est plus à prouver et ce style très différent par rapport à ses manga précédents ouvre la porte à un nouveau lectorat. Gageons que Tokyo Kaido, à paraître début février 2017 saura lui aussi séduire un large public. 

Séverine Chougny / Le 29/01/17

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN
© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

© 2012 Minetaro Mochizuki / SHOGAKUKAN

LES AUTEURS 

Auteur prolifique qui touche à tous les genres, Minetarô Mochizuki, né en 1964, fait assurément partie des talents à suivre dans le paysage du manga japonais. Lauréat du prix Tezuka et du prix Kodansha avec Dragon Head, ses œuvres ont souvent été adaptées au cinéma ou à la télévision. Chiisakobé a obtenu le prix d’excellence au Japan Media Arts Festival en 2013. Désormais on peut rajouter à son palmarès le prix de la meilleure série du festival international de la BD d'Angoulême 2017.

Né dans une famille très pauvre, Shugoro Yamamoto est contraint d’abandonner l’école secondaire pour travailler dans une librairie d’occasion. Il écrit des romans policiers et d’aventures pour enfants ainsi que des romans historiques. Il décède d’une pneumonie en 1967.Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma par Akira Kurosawa (« Sanjuro », « Dode’s Kaden ») ou Takashi Miike (« Sabu »)Un prix littéraire est créé en 1987 en son honneur

Minetaro Mochizuki

Minetaro Mochizuki

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